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 Valérie Parent Meunier Criminelle

Epouse du maire de Lattes

 

Sa femme n'est pas net

 

Bonjour monsieur Leblase,

Merci de votre soutien et de votre sens de la déviation. Ne parlait-on pas de chemin fer, ces trucs aussi lourds que des radiateurs? Je réponds à votre question, et la mère de mes enfants dans tout ça? et je cède à la coutume de l'accompagner d'une photo, coutume que je tente, peut-être pas en vain, de contagionner sur le
Bondy Blog dont vous savez que je suis le président. Vous m'aviez d'ailleurs fait remarquer à ce sujet, rails à l'appui, ce que vous en pensiez.

La mère de mes enfants, et bien,  je dois dire que nous ne pouvions plus vivre ensemble et c'est bien là la seule chose qui nous mettait d'accord. Bien des années après notre divorce je revenais du Brésil pour m'apercevoir que l'autorité sur ma seconde fille m'avais été otée, et que le juge prétendait que je n'avais pas cru bon de me rendre à sa convocation. Qui plus est, j'avais été apparemment convoqué à Lattes, alors que j'avais une adresse à Montpellier. A Lattes, ils avaient perdu trace de la chose, et le maire,
Cyril Meunier, n'a pas voulu s'expliquer.

Donc, j'ai demandé à voir le juge, qui est sa femme, au maire de Lattes, et il me convoque à dix heures, et il y a vingt personnes devant moi. Le bureau est vide, on me dit qu'elle a été prendre un café. Or moi, je sais très bien pourquoi je suis là, mon très cher Leblase, c'est parce que sept ans auparavant, je revenais de Scandinavie. La mère de mes enfants était très remontée contre moi et elle m'avait fait convoquer chez le juge. Pas la femme du maire de Lattes, une autre, qui s'appelait Leca, comme dans le roman de Kafka. Et son avocat, à la mère de mes enfants, qui croyait que j'allais faire des manières, avait suggéré la faute, égoïste, immature, tout ce que les ordinateurs disent des mâles en général.
 

Mais je n'ai pas fait de difficulté, alors, l'avocat de la mère a proposé l'amiable seulement, j'ai pas pris d'avocat, de mon côté. Et alors, ils ont fait la procédure pour faute dans mon dos. Et après, ils m'ont envoyé la facture. Je n'ai pas voulu payer. Je leur ai dit de me dire où je m'étais opposé à la mère de mes enfants, en quoi, et ils ne pouvaient pas me répondre. Je leur disais, il doit y avoir un conflit sur la demande, et ce qu'a demandé la mère de mes enfants, et ce que j'ai demandé, au juge, ce n'est pas conflictuel. Donc, c'est quoi que vous avez jugé, je leur disais?

Vous comprenez Leblase, le juge n'a pas droit de juger en absence de conflit sur la demande, c'est la loi. Aujourd'hui, je tiens les huissiers en respect. C'est cinquante pour cent du chiffre d'affaire de la justice qui est menacé par mon argument juridique très simple (les affaires familiales). En réalité, ce qui m'intéresse, c'est de raconter comment les procès de correctionnelle et les rapports avec la justice se passent, quand on pas la parole, puis quand on l'a. Et puis il y a une idée de gauche, parce que oui, j'ai les parents que j'ai. Que le traitement judiciaire des affaires familiales est un truc de droite. Et puis il y a la république, la beauté simple et laïque de la procédure civile utilisée par des juges dont le souci principal n'est pas de départager les conflits mais de gérer les populations et de contrôler les flux. Un machin de droite réactionnaire libérale.

Et puis plein d'autres choses. Alors je me suis buté. J'ai découvert que je pouvais moi aussi écrire un truc, un peu comme Kafka, un procès. Et que ça me protégeait, un peu. Et je le fais. C'est comme ça que je suis devenu écrivain qui écrit, quitte à entendre grincer vos aiguillages, cher Leblase, par volonté littéraire et philosophique purs, sur le terrain des idées, ou les idées de terrain. L'homme, la femme, le mariage, les juges. Une histoire comme une autre.

Et alors, là dessus, sept ans plus tard, j'arrive devant le bureau de la femme du maire de Lattes, qui m'a convoqué à dix heures, la mère de mes enfants n'a toujours rien à voir là dedans, la juge prend son café, son bureau est vide, qu'à cela ne tienne, je suis président, j'ai un argument de droit contre toute leur connivence et leur mise en scène, je m'installe. Alors, quand la femme du maire de Lattes arrive et qu'elle me voit effrontément assis dans son bureau au lieu d'attendre mon tour dans le couloir debout, comme dans Kafka, elle doit sûrement avoir mal à la machoire tellement elle à la bouche ouverte. Là, j'ai cru bon de venir, comme je lui dis. Et puis, des semaines plus tard, je lis le papier où elle décide que je ne verrai plus mes enfants, elle laisse entendre que je tape ma femme, que je harcèle les administrations, que ceci, que cela. Voilà. Gratuitement, autoritairement. Eh ben, c'est un crime.

La mère, rien à voir, elle n'était même pas là. Mais l'ordre paternaliste, oui. Ca se passait il y a deux ans. Entre temps j'ai rencontré
Serge Michel, du Bondy Blog, et ça a tout changé. Maintenant, si c'est pas moi, c'est pas forcément mon frère.

 

 

 
Tous les articles de ce blog sont approuvés par le procureur de la république
Jean Philippe.

 

Commentaires

Dingue ton histoire Pierre, comment ça se passe maintenant,  tu ne vois toujours pas tes enfants ?

 

 

Re:

Si je peux me permettre de dire que Parent Meunier est une criminelle c'est qu'elle l'est vraiment, et que c'est vraiment un petit arrangement entre l'avocat et elle pour se venger. Ma contestation remet en cause les pratiques des affaires familiales et ils ne peuvent pas le supporter. Ils se vengent. La mère de mes enfants n'a rien à voir là-dedans, elle ne m'empêche pas du tout de voir mes enfants. Ce qui importe au Meunier et au procureur et à tous les magistrats c'est de bien enfouir la tête sous le sable en attendant le passage de l'orage municipal pour pas médiatiser le point de droit qui les obligeraient à faire appliquer la loi, sans réforme et qui remettrait en question tout simplement 50% du chiffre d'affaire de bourgeois, de juristes qui se gavent et profitent d'un dispositif anti-laïc pour s'en remplir les fouilles au détriment du social. Ils profitent d'un dispositif compliqué et en contradiction avec les principes de la procédure civile pour avoir le contrôle des affaires familiales et tirer profit du droit de divorce établi par les républicains à la base pour permettre aux femmes de voter en désaccord avec leur époux. Et cela en se donnant des airs de protéger les femmes sous couvert de leur donner une chance de se défendre. Donc, non seulement ils ne protègent pas les femmes, mais ils considèrent que la violence faite envers elles est une espèce de sous violence qui ne mérite pas d'être pleinement considérée par le code pénal, tout simplement, et ça au nom du viol d'une loi républicaine faite en faveur des femmes pour une révolution dont ils ont profité pour avoir le pouvoir. Le couple Meunier, c'est typiquement ce genre de couple réactionnaire et obscurantiste, près à tout pour y arriver, y compris se venger sur des enfants. Il s'agit bien d'abuser de son pouvoir pour protéger un pouvoir abusif. Sache que c'est un vrai projet socialiste, qui n'est pas une réforme, qui est simplement ça, appliquer et faire appliquer la loi à des gens qui n'y trouvent pas d'intérêt et qui sont près à tout, y compris faire du mal à des enfants, pour que rien ne change.